Fleur draconique, fleur magique,
En toi devine ton aura !
Fleur draconique, fleur onirique,
En Forêt Turmide, ta violette couleur jubilera !
Fleur draconique, signe hypnotique,
En moi le Haut-rêve fulgurera !
Des Reflets d'anciens rêves, tu me protègeras !
Fleur draconique, étoile lyrique,
A l'heure de mon souffle, ta déchirure m'emportera !
L'univers du jeu de rôle Rêve de Dragon.
Facebook, Je Te Hais !
Après que MySpace a changé ma vie, j’ai pensé qu’il était temps que Facebook fasse de moi un être supérieur. Supérieur puisqu’une très sérieuse étude d’une chercheuse de Berkeley aboutit au constat que MySpace est un repère de ploucs analphabètes tandis que Facebook regroupe les bons élèves issus de milieu bourgeois. Notez cependant que Danah Boyd, la chercheuse en question, met très fortement en garde contre les conclusions hâtives -du type de celles que je viens de formuler. Malheureusement, il se trouve qu’elle a plutôt raison et que les fractures sociales se reflètent dans les sites communautaires. Mais Facebook n’est pas qu’un MySpace pour entrepreneurs et étudiants occidentaux. En réalité, les deux plates-formes communautaires ne répondent pas au même schéma. Si on devait caricaturer, ça donnerait le chaos VS l’ordre.
D’un point de vue tout à fait personnel, autant MySpace ne m’a apporté « que du bonheur » autant Facebook propage la désolation dans ma vie. Facebook, c’est bien simple, c’est la communauté internationale m’expliquant combien ma vie est merdique et moi-même, une moins que rien. J’ai un problème quasiment hormonal avec ce truc. Il suffit que j’ouvre ma page pour avoir envie de me pendre. Ça me rappelle l’univers impitoyable du collège -autant dire des mauvais souvenirs, une mortifiante série de petites humiliations quotidiennes. Un véritable engin de torture. Et, bien évidemment, exactement comme au collège, je m’acharne. La perversité de cette machine de l’enfer se concentre au sein même de votre home, ce lieu qui devrait pourtant vous préserver des attaques extérieures. Et cette arme a un nom -par la même occasion, elle doit bien avoir également un créateur-, les news feeds ou la variante mini-feed. Dès qu’un de vos amis fait une action, on vous en avertit. En gros, cette saloperie vous prévient presque de la taille des cacas de Clotilde Durieux, une fille qui était avec vous en CE1 et que vous n’avez jamais revue. Mais en général, les feeds sont plus de l’ordre “Clotilde a mis Mélanie dans son top friend, Mélanie a laissé un commentaire à Clotilde, Clotilde a poké Mélanie, Mélanie a fait un câlin à Clotilde.” Donc, si je résume, Clotilde et Mélanie se sont trop marrées aujourd’hui, elles se kiffent grave. Forcément, dès que vous avez plus de dix amis, ça vire mathématiquement au cauchemar. Le nombre de vos activités a l’air pathétique à côté de celui des autres et, comble de l’humiliation, ça apparaît sur votre profil. Au bout de quelques minutes, vous avez l’impression que Facebook, c’est la teuf du siècle à laquelle le monde entier s’éclate pendant que vous restez assise, seule, sur un banc, comme une merde. Ce sentiment d’exclusion, dans mon cas appelons ça une névrose, induit une forme de voyeurisme des plus malsaines. C’est un véritable appel à l’espionnage. Je l’avoue publiquement : je vais surveiller les feeds de mes proches pour voir avec qui ils sont amis, et s’ils aiment ces amis plus que moi. Une source de tension et de jalousie sans fin d’autant plus pernicieuse qu’elle touche à votre vraie vie. Et c’est sans doute là une des différences majeures entre les deux sites. A la différence de MySpace où chacun se crée une identité virtuelle, sorte de protection fantasmagorique, et part à la rencontre de parfaits inconnus dans un vaste chaos, Facebook est le reflet ordonné de votre véritable vie sociale, un cercle restreint à vos amis, collègues et famille. Une espèce de carte d’identité qui, au final, permettra de bâtir un annuaire mondial -des Pages Jaunes améliorées avec vos opinions politiques en prime. Ça, c’est le petit bout de la lorgnette.
A force de passer des heures sur ces sites, j’ai quand même décidé de m’y intéresser d’un peu plus près. Et autant dire que je n’ai pas été déçue. Si Facebook se réclame du web 2.0 (ce que, techniquement, il est), sa philosophie ne ressemble pas vraiment à une belle utopie humaniste à la Wikipédia. Facebook c’est avant tout une histoire de gros, de très gros sous (MySpace aussi me direz-vous, mais là, allez comprendre pourquoi, j’ai décidé que l’ennemi c’était Facebook…). Les 240 millions de dollars que Microsoft vient d’y investir (pour obtenir une participation de 1,6% du capital) en sont un bel exemple. Mais si Microsoft est prêt à débourser autant de thune, on peut se demander comment ils comptent rentrer dans leurs frais -voire même dégager du bénéfice. Comment un tel site peut-il être rentable ? Je vous laisse réfléchir quelques secondes histoire de tester vos capacités d’homme d’affaire. Réponse très simple : la publicité.
Explication n°1 : Toutes les informations personnelles que l’on fournit sur notre page constituent un potentiel énorme pour les annonceurs. Le plus gros catalogue de consommateurs au monde qui permettra bientôt de nous envoyer une pub ciblée en fonction de nos goûts. Une espèce de révolution, puisque le contenu du site n’est produit que par ses utilisateurs, vous et moi, de manière évidemment gratuite. Nous cumulons donc les casquettes de travailleurs et de clients. Un modèle économique éminemment rentable -pour certains. L’utopie du web 2.0 prend donc un sacré coup dans la gueule.
Explication n°2 : Sur Facebook, tout est bon pour se faire de la thune, notamment la multitude des applications. Ces petits programmes que vous pouvez ajouter à votre profil permettent de faire de la publicité déguisée. Les quizz cinéma portent rarement sur des films indépendants mais principalement sur des productions Walt Disney. Idem pour les blind tests musicaux. Et il est probable qu’à l’avenir, les “verres” virtuels que l’on peut offrir à ses amis seront des marques déposées. Le verre en question s’affichant sur votre profil de façon permanente, il s’agira pour l’entreprise d’un emplacement de pub que nous aurons nous-mêmes généré. Magique…
La mauvaise nouvelle que je me dois de vous annoncer c’est que le propriétaire de MySpace, Murdoch, ne pouvant laisser passer de si bonnes occasions de se faire de la maille, vient de déclarer que MySpace allait ouvrir une plate-forme d’applications semblable à celle de Facebook. Allez, ça permettra au moins de recevoir des messages comme : « Crotte de nez invits you to join le groupe des gens qui aiment manger des bananes en regardant M6 les années bissextiles ». Et puis, on pourra faire des batailles de zombies pendant que l’économie mondiale s’écroulera.
Parce que là arrive la deuxième mauvaise nouvelle : les économistes commencent à s’interroger sur les risques d’une nouvelle bulle Internet. En effet, dans la course à l’investissement, les sommes de plus en plus astronomiques misent en jeu (rappelez-vous les 240 millions de dollars susnommés) surévaluent forcément la valeur réelle de sites qui, au final, génèrent assez peu de bénéfices. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Par Titiou Lecoq / www.brain-magazine.com
Voici le montage de deux morceaux issus de l'OST de Toshiyuki Omori : l'opening de la série Sacred Moon et Justice qui vous donne ce sentiment d'une cavale exaltante vers la vie. Je ne connais pas l'animé, mais je vous invite à profiter de sa BO. Vous trouverez les titres du CD ici et pouvez tout connaître sur la série par là.
"L'homme n'est ni un animal ni une intelligence pure ; c'est un être mitoyen, placé entre la matière et l'esprit, entre le Ciel et la Terre, pour en être le lien."
"L'actualité, ça n'est pas ce qui se passe, ce sont les choix que font les journalistes dans le récit de ce qui se passe [...]."
Source : Télérama
Je vous laisse avec ce documentaire d'un peu moins 7 mns, sur le Dahut, avec la voix très connue et si belle de Sylve Corpe ! Oui, vous avez bien entendu : le "Dahut" dit aussi le Dahucapra Rupidahu ! Et merci à un certain Pascal sur Facebook...
C'est fou ce que l'on peut trouver au détour du web ! Des merveilles s'y terrent et s'y cachent et demandent à surgir, parfois, au détour d'un blog VOX... J'ai sélectionné les trois mains que je préférais. Les voici ci-dessous.
"Welcome to Blue Moon Station, point de départ pour une balade aux travers d'un espace futuriste où tout est libre, fluide et dense, une suite d'énergies musicales ambient hi-tech et trancey signée par l'architecte sonore Solar Fields.
Après le succès de son premier album Reflective Frequencies, acclamé par les médias internationaux comme le « The Orb venu de Suède - au son innovant et profond », Magnus Birgersson confirme une fois de plus son talent de sound designer et multi-instrumentiste.
Connectez-vous sur la Blue Moon Station avec Confusion Illusion, interférences entre différents mondes musicaux, tant primitifs que purement designs. Puis commencez votre balade parmi les rues et les plate-formes downtempo avec Elevator Sunshine Girl. Revenez à la réalité dure et technologique avec Cosmic Dessert et réfugiez-vous jusqu'à l'air de repos ethnique et flottante de Magic Eye. Puis reprenez la route de cette ville autonome et sa vitesse trancey avec Infection 268-7. Après avoir couru parmi les lumières de la ville, il sera peut-être temps de goûter aux joies de l'apesanteur de Magnetic Air. Mais à vous en fait, de construire et de ressentir la suite de cette histoire et de donner vos propres mots aux autres tracks, car ne l'oublions pas, cette station musicale sous le signe du rêve nous offre tant de libertés.
L'album a été enregistré en Suède au Studio Jupiter et masterisé par le Néerlandais Huby Sea sur la dernière plate-forme Mac Pro-Tools et quelques plug-ins « secrets ».
Solar Fields aka Magnus Birgersson est un personnage à part venu de Suède, plus exactement de la ville de Göteborg. Avec un passé riche en collaborations électroniques, Magnus Birgersson s'est construit un monde musical très personnel et marquant, alliant avec brio divers styles ambient issus tant de la psytrance que des drones industriels. Sa vision de l'ambient est globale; parfois atmosphérique et extatique, parfois rythmée et calibrée pour le dance-floor.
La musique de Solar Fields cultive le paradoxe, les contrastes les plus marquants : chaleur / froideur, douceur / tension, grands espaces et introspections. Et pourtant l'unité existe car cet artiste maîtrise parfaitement ces différents climats sonores."
Voilà tout ce qu'en dit l'éditeur Ultimae Records. Vous ne trouverez plus l'album Blue Moon Station sur leur site. Cependant, Solar Fields étant toujours productif, d'autres albums sont à votre disposition. Découvrez donc ce compositeur de mantras électroniques par le biais de la trancey Infection 268-7. Un vrai régal dans un espace sonore sidéral "électronicofugé" !
Son profil MySpace
Sa discographie sur Ultimae Records
Son site officiel.
"L'immortalité coûte cher : on la paye de son vivant de plusieurs morts."
In Ecce Homo.

